Dimanche 12 novembre 2006
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Une commémoration du centenaire de la naissance du Grand Rabbin Henri SCHILLI a eu lieu le mardi 7 novembre 2006 à la synagogue de la Victoire.
De nombreuses personnes ayant connu Monsieur Schilli (comme il avait l'habitude d'être appelé) ont émis le souhait de témoigner chacun à leur manière.
C'est pour répondre à cette demande que ce site a été conçu.
Les personnes désirant laisser une empreinte de leur témoignage sont invités à cliquer sur « ajouter un commentaire ».
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Lundi 11 décembre 2006
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12:57
Envoyé par Catherine Cauneille, le 3 décembre 2006 sur le site "Paroles d'Etoiles"
(http://www.parolesetoiles.com)
" Je n'ai pas eu l'honneur et le privilège de rencontrer le Grand Rabbin Schilli mais j'ai eu la chance et la grande amitié de travailler avec son fils Joël
Schilli pendant 20 ans.
C'est a travers lui que j'ai peu connaitre le Grand Rabbin Henri Schilli.
Ces grands hommes nous manquent terriblement aujourd'hui. Que ce soit en France ou à l'étranger (ou je vis
désormais).
A quand la relève? Ou sont ces hommes de tolérance et néanmoins de convictions?
Mes plus grandes tendresses et ma plus grande admiration a
la famille Schilli qui a toujours su préserver la mémoire et le charisme du Grand Rabbin Schilli ".
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Envoyé par courrier à Madame Nicole Naouri, fille du Grand Rabbin Henri
Schilli
Marseille, le lundi 4 décembre 2006
" Chère Nicole,
J’ai lu avec beaucoup d’émotion, il y a quelques semaines, l’article consacré à votre père זצל
dans Actualité Juive (...) " .
Pour lire la suite allez sur le FORUM
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Mercredi 10 janvier 2007
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17:45
Cliquez ici pour voir le témoignage du Père Braun (1910-1981) et ici pour voir celui du Professeur André Neher (1914-1988)
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Mercredi 17 janvier 2007
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18:49
Venez voir le témoignage de Marcel Bitoun (Aigle) sur le
Forum
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Dimanche 30 mars 2008
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17:47
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Rabbi était partout : préfecture, police, services sociaux.
Sous son impulsion, les aînés des mouvements de jeunesse, E.I., jeunesse sioniste et d’autres volontaires recherchaient des cachettes pour les menacés d’internement, distribuaient faux
papiers et nourriture aux sans papiers et aux étrangers qui ne pouvaient affronter la rue.
Rabbi veillait à tout, n’épargnait aucun effort auprès des autorités.
Il vivait dans le sentiment tragique de notre impuissance à empêcher les départs dont nous ne connaissions pas encore l’issue terrible et cruelle.
Rabbi avait le pouvoir de mobiliser toutes les bonnes volontés et devait ce pouvoir à la ferveur de son action et son efficacité, à sa stature morale et spirituelle.
Le 8 novembre 1942, l’armée allemande occupa la zone sud de la France après le débarquement allié en Afrique du Nord : ce fut alors la dispersion de ce qui restait de la petite communauté
de Montpellier.
La famille Schilli se retrouva pour un bref séjour à Nice puis à Valence où elle eut le bonheur d’échapper à la traque nazie.
Après la libération en 1944, chacun réintégra progressivement son lieu d’attache. Pourtant, les liens tissés pendant la guerre à Montpellier garderont toute leur vivacité. Ils seront la
base d’une amitié solide qui défiera l’épreuve des ans.
La famille Schilli se retrouvera rue Chasseloup-Laubat, puis à Vauquelin. Au cours des années, Simone et Henri Schilli auront toujours été très proches de notre famille et cette proximité
ne s ‘est jamais démentie.
Bénie soit leur mémoire.
Raymond Heymann
Jérusalem, octobre 2006
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Dimanche 30 mars 2008
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Chère Nicole,
J’ai lu avec beaucoup d’émotion, il y a quelques semaines, l’article consacré à votre père dans Actualité Juive.
Je dois aussi vous apporter mon témoignage, de vous dire combien j’ai reçu de lui.
D’abords quand nous étions petits, mon frère Marcel et moi, on allait de Cachan à la Rue Vauquelin de temps à autre le Shabbat, et chaque fois on était invité pour rester pour le repas
chez vous.
Votre père savait que l’on avait marché pendant 1 heure ¼ et pensait à nous. Je me rappelle qu’une fois, il m’a dit de faire Zimoun, et c’était la première fois de ma vie ! Je me suis
embrouillé, il a souri. Il respectait même un enfant !
Plus tard, quand j’étais élève à Yabné, il m’a autorisé à manger à la cantine du Séminaire parce qu’il devait que j’habitais loin, et cela me ferait manger trop tard.
Un jour, après le repas, il m’a demandé de faire le Minha. Devant des élèves rabbins et Hazanim ! Il cherchait à encourager chaque fois qu’il pouvait.
Ensuite, c’est grâce à lui que j’ai été à Aix-les-Bains. Il avait donné ce conseil à mes parents, qui l’estimaient beaucoup. Ensuite je suis parti à la Yeshiva de Beer Yaacov, et mon père
hésitait à m’y laisser.
Je crois que votre père, là aussi, a influencé mes parents.
Quand je suis revenu en France, après quelques années, j’ai été le voir pour lui demander des conseils sur mon futur en France, et j’ai apprécié son approche très pondérée.
Mes parents l’appréciaient énormément, et c’était pour eux un guide précieux. On a passé des vacances ensemble, et il a célébré notre Hatouna. Témoigner de ma reconnaissance est une dette
que j’ai et ces quelques lignes sont bien peu.
Que son grand Zehout apporte à ses enfants et petits-enfants la Hatslacha et la Beracha dont ils ont besoin chacun dans son domaine.
Shalom Ouvraha
Fernand Klapisch *
Marseille, le 4 décembre 2006
*Né au milieu de la guerre, le Rav Fernand Klapisch partage sa scolarité entre l'école Yabné
de Paris, la Yechiva d'Aix-les-Bains et le Lycée Henri IV où il obtient son bac, mention
philosophie. Il poursuit sa formation toraïque à la Yechiva Beer Yaacov, sous l'égide du
Rav Wolbe, puis après deux ans de Collel à Bné Brak, il se rend à Strasbourg où il fonde avec le
Rav Abitbol la Yechiva des Etudiants.
Dix ans plus tard, il retourne à Jérusalem pour étudier puis se fixe au début des années 80 à Marseille où il crée un séminaire pour jeunes filles, le Beit Midrach Lamoroth.
Cinquante élèves venues de toute la France y étudient actuellement sous sa direction.
Source : techouvot.com
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