Dimanche 30 mars 2008

 

 

Chère Nicole,

J’ai lu avec beaucoup d’émotion, il y a quelques semaines, l’article consacré à votre père dans Actualité Juive.

Je dois aussi vous apporter mon témoignage, de vous dire combien j’ai reçu de lui.

D’abords quand nous étions petits, mon frère Marcel et moi, on allait de Cachan à la Rue Vauquelin de temps à autre le Shabbat, et chaque fois on était invité pour rester pour le repas chez vous.

Votre père savait que l’on avait marché pendant 1 heure ¼ et pensait à nous. Je me rappelle qu’une fois, il m’a dit de faire Zimoun, et c’était la première fois de ma vie ! Je me suis embrouillé, il a souri. Il respectait même un enfant !

Plus tard, quand j’étais élève à Yabné, il m’a autorisé à manger à la cantine du Séminaire parce qu’il devait que j’habitais loin, et cela me ferait manger trop tard.
Un jour, après le repas, il m’a demandé de faire le Minha. Devant des élèves rabbins et Hazanim ! Il cherchait à encourager chaque fois qu’il pouvait.

Ensuite, c’est grâce à lui que j’ai été à Aix-les-Bains. Il avait donné ce conseil à mes parents, qui l’estimaient beaucoup. Ensuite je suis parti à la Yeshiva de Beer Yaacov, et mon père hésitait à m’y laisser.
Je crois que votre père, là aussi, a influencé mes parents.

Quand je suis revenu en France, après quelques années, j’ai été le voir pour lui demander des conseils sur mon futur en France, et j’ai apprécié son approche très pondérée.

Mes parents l’appréciaient énormément, et c’était pour eux un guide précieux. On a passé des vacances ensemble, et il a célébré notre Hatouna. Témoigner de ma reconnaissance est une dette que j’ai et ces quelques lignes sont bien peu.

Que son grand Zehout apporte à ses enfants et petits-enfants la Hatslacha et la Beracha dont ils ont besoin chacun dans son domaine.


Shalom Ouvraha

Fernand Klapisch *
Marseille, le 4 décembre 2006

*Né au milieu de la guerre, le Rav Fernand Klapisch partage sa scolarité entre l'école Yabné de Paris, la Yechiva d'Aix-les-Bains et le Lycée Henri IV où il obtient son bac, mention philosophie. Il poursuit sa formation toraïque à la Yechiva Beer Yaacov, sous l'égide du Rav Wolbe, puis après deux ans de Collel à Bné Brak, il se rend à Strasbourg où il fonde avec le Rav Abitbol la Yechiva des Etudiants.
Dix ans plus tard, il retourne à Jérusalem pour étudier puis se fixe au début des années 80 à Marseille où il crée un séminaire pour jeunes filles, le Beit Midrach Lamoroth. Cinquante élèves venues de toute la France y étudient actuellement sous sa direction.
Source : techouvot.com

 

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Dimanche 30 mars 2008
 

Rabbi était partout : préfecture, police, services sociaux.
Sous son impulsion, les aînés des mouvements de jeunesse, E.I., jeunesse sioniste et d’autres volontaires recherchaient des cachettes pour les menacés d’internement, distribuaient faux papiers et nourriture aux sans papiers et aux étrangers qui ne pouvaient affronter la rue.
Rabbi veillait à tout, n’épargnait aucun effort auprès des autorités.


Il vivait dans le sentiment tragique de notre impuissance à empêcher les départs dont nous ne connaissions pas encore l’issue terrible et cruelle.


Rabbi avait le pouvoir de mobiliser toutes les bonnes volontés et devait ce pouvoir à la ferveur de son action et son efficacité, à sa stature morale et spirituelle.


Le 8 novembre 1942, l’armée allemande occupa la zone sud de la France après le débarquement allié en Afrique du Nord : ce fut alors la dispersion de ce qui restait de la petite communauté de Montpellier.

La famille Schilli se retrouva pour un bref séjour à Nice puis à Valence où elle eut le bonheur d’échapper à la traque nazie.

Après la libération en 1944, chacun réintégra progressivement son lieu d’attache. Pourtant, les liens tissés pendant la guerre à Montpellier garderont toute leur vivacité. Ils seront la base d’une amitié solide qui défiera l’épreuve des ans.


La famille Schilli se retrouvera rue Chasseloup-Laubat, puis à Vauquelin. Au cours des années, Simone et Henri Schilli auront toujours été très proches de notre famille et cette proximité ne s ‘est jamais démentie.


Bénie soit leur mémoire.


Raymond Heymann
Jérusalem, octobre 2006

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Dimanche 13 mai 2007
Pour ceux qui le désirent, ils peuvent dès à présent se procurer sur internet le livre broché , "Mes activités pendant la guerre" édité par Nicole Naouri (fille du Grand Rabbin).
Ce livre de 27 pages relate les activités du Grand Rabbin en tant qu'aumônier des camps.
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Dimanche 4 février 2007
Michel Gurfinkiel, sur son site internet parle de l'Ecole Rabbinique ...
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Mercredi 17 janvier 2007

Venez voir le témoignage de Marcel Bitoun (Aigle) sur le Forum

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Mercredi 10 janvier 2007
 Cliquez ici pour voir le témoignage du Père Braun (1910-1981) et ici pour voir celui du Professeur André Neher (1914-1988)
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Dimanche 17 décembre 2006
 
Depuis quelques jours, AKADEM a mis en ligne la vidéo de la soirée commémorative  du 100ème anniversaire de la naissance du Grand Rabbin Henri Schilli ...
 
Vous pouvez dès à pésent consulter la vidéo sur AKADEM avec les témoignages de plusieurs personnalités :
- Les rabbins Gilles Bernheim, R.S Sirat, Josy Eisenberg, Claude Lemmel, Michel Gugenheim, Olivier Kaufmann
- MM.Robert Munnich, Gérard Israel, J.P Bader, Emmanuel Azoghi
- Mme Roselyne Cohen
- M. Jean Tiberi,Maire du 5ème arrondissement de Paris
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Lundi 11 décembre 2006

Envoyé par Catherine Cauneille, le 3 décembre 2006 sur le site "Paroles d'Etoiles" (http://www.parolesetoiles.com)

 " Je n'ai pas eu l'honneur et le privilège de rencontrer le Grand Rabbin Schilli mais j'ai eu la chance et la grande amitié de travailler avec son fils Joël Schilli pendant 20 ans.
C'est a travers lui que j'ai peu connaitre le Grand Rabbin Henri Schilli.
Ces grands hommes nous manquent terriblement aujourd'hui. Que ce soit en France ou à l'étranger (ou je vis désormais).
A quand la relève? Ou sont ces hommes de tolérance et néanmoins de convictions?
Mes plus grandes tendresses et ma plus grande admiration a la famille Schilli qui a toujours su préserver la mémoire et le charisme du Grand Rabbin Schilli ".
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 Envoyé par courrier à Madame Nicole Naouri, fille du Grand Rabbin Henri Schilli

 

 

Marseille, le lundi 4 décembre 2006

 

" Chère Nicole,

 J’ai lu avec beaucoup d’émotion, il y a quelques semaines, l’article consacré à votre père  זצל  dans Actualité Juive  (...)  " .

Pour lire la suite allez sur le FORUM
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Jeudi 7 décembre 2006
 
 "Regards sur le Midrach" (1977) 
181 pages,  Ed.  Keren Hasefer ve Halimoud

Par le Grand Rabbin Henri Schilli, Directeur du SIF.

Préface : M. Jacob Kaplan (Grand Rabbin de France, Membre de l'institut)

Introduction : Le Rabbin Alain Goldman.

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Mercredi 6 décembre 2006
Dans "Archives Juives" (Revue d'Histoire des Juifs de France)
Numéro 37/1, 1er semestre 2004
Vous pouvez cliquez sur ce lien pour visualiser le sommaire
 
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Extrait du mensuel "L 'Arche "
Numéro 571 - novembre 2005
Par Paul FENTON (Professeur à l'Université Paris-Sorbonne) 
"(...) A l 'exception du Jews ' College à Londres, L'Ecole Rabbinnique de Paris était le seul Séminaire juif européen à posséder une Ecole lithurgique.
Dirigée par Léon Algazi (1890 - 1971), directeur de la musique des temples consistoriaux et chef de coeur de la Grande synagogue de Paris, elle fonctionna de 1966 jusqu'en 1973.
Le Grand Rabbin Henri Schilli, Shalom Berlinski, Roland Mossé (Buffault) et Alberto Hemsi y enseignaient la tradition lithurgique (nousah), tandis que Bonfils et Benguigui dispensaient des cours de solfège et de piano.
Cinq élèves sortis de cette école ont fait carrière dans la hazanout :
- Adolphe Attia (Victoire)
- René Jasner (Strasbourg)
- Layani (Fribourg)
- André Stora (Nancy)
- Joseph Tolédano (Genève)
 
L'Ecole qui enseignait surtout le rite consistorial fut "snobée" par les ministres-officiants d'origine polonaises, dont beaucoup préféraient les cours de bel canto d'Umberto Valdarnini, conseiller technique de l'Opéra.
Signalons enfin qu'après la fermeture de l'Ecole de Hazanout au Séminaire, Monsieur Darmon tenta en vain de créer, en 1996, une nouvelle école de hazanout, de rite Sépharade au sein de la synagogue des Tournelles. (...) "
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